Un frog en Nouvelle-Zélande - 1ère partie (24 octobre - 25 décembre 2006)

Extraits du carnet de route de Frédéric, parti en Nouvelle-Zélande du 24 octobre 2006 au 25 avril 2007. Avis aux amateurs de wwoofing et à tous ceux qui rêvent d'escapades à l'autre bout du monde...

24 octobre 2006

Il est 10h du matin... et après deux heures de lutte effreinée dans le métro parisien, me voilà enfin arrivé à l'aéroport de Paris Charles de Gaulle. Je suis accompagné de Claude et Richard, et, heureusement, car une fois le test de la bascule passé, il s'avère que j'ai 27 kg de bagages ! Enfin bref... je prends mon billet d'avion et m'engoufre dans ces tubes étranges pleins de tapis roulants qui m'emmènent à mon avion. Je décole à 12h30 pour Christchurch en Nouvelle-Zélande.

C'est parti pour 12h30 de vol non-stop afin de rejoindre Singapour. Dans l'avion, je suis à côté d'un entraîneur de rugby australien accompagné de sa femme qui viennent de passer un mois à Castres. Le vol se déroule bien et je découvre même la richesse télévisuelle de cet avion. J'ingurgite tous les films français dont le fameux "Camping", bof bof...

Me voici arrivé à Singapour à 7h du matin, un aéroport gigantesque, presque une mini-ville en fait. Il y a vraiment de tout : une piscine, un salon de relaxation, des boutiques, stations internet... Je tourne un peu et je trouve de très bons fauteuils où passer quelques heures. Je regarde les gens. Une grande majorité sont des asiatiques... Et puis j'en ai marre, je veux bouger. L'aéroport organise des visites de la ville en bus, je m'inscris donc pour la prochaine. L'heure de la visite approchant, je me rends au lieu de rendez-vous et y trouve des allemands, des américains, des indiens... Nous passons rapidement la douane (beaucoup plus passive qu'en France), et nous voilà à l'extérieur, étouffant sous une atmosphère chargée d'humidité. Il fait très chaud, mais un bus climatisé nous attend. La visite commence, le guide est un comique râté, ses blagues ne font rire que lui.

Singapour est résolument une ville moderne, pleine de gratte-ciels avec quelques quartiers typiques :
- le quartier indien avec ses temples, ses maisons en bois... et ses indiens;
- le quartier musulman, très austère avec ses mosquées;
- le quartier chinois, plein de couleurs, avec ses pagodes, ses lanternes rouges et son activité débordante...

Malheureusement, je suis tellement fatigué que je m'endors dans le bus et loupe la fin de la visite. Une fois ce petit tour terminé, nous rejoignons l'aéroport et je continue mes 14h d'escale avec une joie immense. Et là, je rencontre deux jeunes français qui viennent de passer 6 mois en Nouvelle-Zélande à Christchurch. Ils sont originaires de la région toulousaine et ont fait un stage agricole en Nouvelle-Zélande, au milieu des moutons bien-sûr. Je suis content de pouvoir parler à des gens, ça fait du bien quand on est tout seul et un peu perdu.

A 9h du soir, je quitte Singapour et m'engoufre dans un Boeing pour 9h30 de vol. Je suis côté fenêtre à côté d'un couple de japonais. Je ne résiste plus au manque de sommeil et m'endors même avant le décollage ! Je me réveille et entends beaucoup de bruit... je pense que nous n'avons pas décollé. Mais si, la dernière étape est en passe d'être franchie !








(Vue de l'avion sur les Alpes Néo-Zélandaises)








J'atterris donc sans encombres à Christchurch où la douane tient absolument à laver mes chaussures, pour éviter que de la terre française entre en Nouvelle-Zélande ! De toutes façons, je n'ai pas trop le choix et gagne même en cadeau un grand sac plastique.

Le grand moment est arrivé. Je sors donc et arrive dans le hall des arrivés. Plein de gens attendent avec des petits panneaux mais je ne vois mon nom nulle part. J'ai pourtant mes chaussures rouges, un jean, un tea-shirt bleu et ma casquette John Deere !! Je cherche donc Maike avec un blouson rouge, brun et les cheveux attachés... mais pas de Maike ! J'attends 5 minutes (qui m'en paraissent 30) et  une dame s'approche de moi... Et oui, Maike est une femme, je pouvais toujours chercher ! Je la suis donc et je sors de ce tout petit aéroport. Nous discutons un peu, elle me présente sa famille avec Gunther (son ami), Sawn (je crois), son fils, Raoni (autre fils qui est élagueur). Elle me précise également qu'il y a deux autres wwoofers actuellement: Ilja et Petra, des hollandais, et que deux allemands vont bientôt arriver. Elle m'explique également le fonctionnement de la maison : elle est infirmière et travaille donc très souvent la nuit, et Gunther est instituteur à la Rudolph Steiner School. Ils passent la semaine sur Christchurch et partent le week-end pour Purau, un petit coin de paradis à 40 minutes de Christchurch.

J'arrive donc dans cette charmante maison située dans la banlieue. Une belle maison, avec un beau jardin... et deux ruches ! Et oui, Raoni est amoureux des abeilles et ses parents hébergent donc deux colonies. La maison a un étage, mais je dors dans une chambre au rez-de-chaussée. Je suis complètement épuisé, mais lutte pour rester éveiller. 11h de décalage, c'est assez dur à avaler...

Je découvre ma nouvelle maison, relativement moderne tout en restant très simple. La télé est débranchée dans ma chambre (ils l'ont achetée spécialement pour la Coupe du Monde de foot !). Ilja et Petra arrivent, ils ont 26 et 24 ans et viennent juste de finir leurs études d'ingénieur. Ilja a un look de surfeur avec l'inévitable pantalon qui descend. Les premières approches sont assez difficiles pour moi (vu mon pauvre niveau d'anglais), mais tout se passe pour le mieux.

25 octobre 2006

Maike part travailler et je reste avec les hollandais et les aide à préparer le repas et entretenir le jardin. Ils sont aussi en pleine finition de leur van (qu'ils ont acheté vide et avec plein de problèmes mécaniques). Gunther arrive en vélo, avec le casque ! Ici, on peut être verbalisé si on fait du vélo sans casque...

Je m'habitue à ma nouvelle vie : j'aide dans la maison mais aussi à l'extérieur dans le jardin. Mon premier job consiste à couper en petits morceaux une structure métallique. Je suis donc dans le jardin (ou plutôt une sorte de "j'entasse tout" d'un gars buveur de bière assez crade, qui reflète bien l'état de sa maison délabrée et crade). Ma séance de coupage de tubes m'occupe donc toute la journée. Le soir même, Markus et Ira, deux allemands, se joignent à nous. Nous sommes maintenant 5 wwoofers pour 3 kiwis... Mais bientôt plus que 2 kiwis car Sawn part au Canada pour être pisteur.

27 octobre 2006

Le week-end, nous partons pour Purau, de l'autre côté de la baie, en face de Lyttleton. Nous prenons le ferry et arrivons à Diamond Harbour, un petit village. Il nous reste encore 30 minutes de marche pour arriver à la propriété mais nous nous perdons quelque peu... Une dame nous emmène sur le bon chemin, elle est enceinte, cherche des décorations rouges à mettre sur le gâteau de son fils et conduit comme une dingue. Nous arrivons quand même sains et saufs !

Purau est un bout de colline de 20 hectares à 90 % en pente. Une partie est conservée en patures pour moutons, une autre est plantée en pinus radiata, et le reste est reboisé avec des arbres natifs de NZ. Dans les pins, ils ont installé un petit coin cuisine avec l'eau courante, un four à pizza surmonté d'une petite cabane en bois, ainsi que quelques hamacs. Un peu plus loin, les toilettes : simples mais efficaces ! Enfin, au sommet des pins, à la limite avec la pâture, ils ont construit une petite maisonnette en bois très simple, d'une pièce. Ils ont entrepris d'énormes travaux pour construire tout ça, notamment les pistes car il n'y avait rien avant.

Mon premier job consiste à faire un petit passage entre la cuisine et les toilettes car le sol est en devers. Nous voilà donc armés d'une pelle et d'une pioche. Une fois ce travail terminé, j'aide Markus et Ira, ils ont pour mission de couper des chardons qui colonisent le milieu dès que la terre a été bougée, donc en de nombreux endroits sur Purau. Il s'agit de couper ces plantes à l'aide d'une pelle au ras du sol, un assez long travail car il y en a énormément.

Le soir, nous nous retrouvons autour du feu, dans le coin cuisine, avec une vue magnifique sur la baie et les eucalyptus.
















Les autres travaux consistent à aider Gunther à remplir des remorques de remblais et toujours ces fichus chardons... Dimanche soir nous rentrons sur Christchurch et je commence sérieusement à me chercher un van alors que les allemands cherchent deux mules pour les accompagner ! Finalement, leur plan mule tombe à l'eau et nous cherchons tous un van...

30 octobre 2006

Nous avons vu 8 vans, dont 6 en une journée. J'espère avoir fait le bon choix. La semaine se déroule bien, nous faisons un peu de plantation et les hollandais nous quittent pour faire un tour sur la côte ouest et dans les fjords du sud. Nous allons à la représentation de l'école du cirque local, visitons Christchurch, surtout le jardin botanique, et allons faire un tour à la fête de l'école de Gunther. Un stand a très interessé les allemands : les vêtements d'occasion. Ils sont ressortis avec un plein sac plastique pour seulement 5 $ (soit 2,5 €).

2 novembre 2006

Le dimanche venu, nous partons pour Purau où nous attend un bon job : peindre le container en vert foncé !! Nous travaillons sans les fameux chocolate breaks, du coup, le travail est plus rapidement achevé ! Le soir venu, c'est pizza party, je suis chargé de garnir et de faire cuire les pizzas dans le four au feu de bois.

















Assez difficile, mais je ne m'en sors pas trop mal. Après ce petit repas, Gunther veut faire le tour de la propriété et vérifier que tout va bien. Mais ça va mal : un des deux réservoirs de 3000L d'eau fuit et ça risque d'endomager la base de l'autre réservoir. Il a donc fallu improviser un canal en tôle pour diriger l'eau vers la colline. On est rentrés  à Hume Street à 23h.

10 novembre 2006

Le week-end suivant fut consacré à la finition d'une clôture. Nous avons dû vérifier avec Markus tous les piquets et bien sûr sur une forte pente... J'avais préalablement coupé l'herbe avec la débroussailleuse, mais se trimbaler un gros marteau et des rouleaux de grillage ne fut pas une mince affaire.

15 novembre 2006

Durant la semaine, nous avons extrait le miel des ruches, que de miel ! Et que d'enthousiasme pour faire ce travail vraiment "sticky"...

16 novembre 2006

Je quitte Hume Street en compagnie de Markus et Ira. Nous prenons un dernier repas au bord de l'océan tous les trois et nos routes se séparent... Mais peut-être pas pour toujours !

Je remonte vers le nord, en direction de Picton, et donc du ferry qui me fera traverser le détroit entre l'île du sud et l'île du nord. Je suis la principale route et décide de m'arrêter à Motunau Beach pour passer la nuit. Je trouve un super emplacement... interdit aux campings-cars bien sûr!! Je prends ma carte et décide de remonter un peu vers le nord, à Nape Nape. Et là, grosse surprise : la route principale n'est plus une route gourdronnée, mais un chemin en graviers ! Parfois, des moutons ou des vaches ont élu domicile au milieu de la route... on ne roule donc pas très vite et il faut pas mal de temps pour faire quelques kilomètres.

J'arrive donc à Nape Nape, la piste longe la mer et je trouve un endroit plat pour poser mon van. Et je passe ma première nuit dans mon van !!! Tout se passe bien, le seul problème arrive vers 7h du matin quand un couple abruti décide de planter sa caravane à 10 m de mon van, en toute discrétion bien sûr...

17 novembre 2006

Je repars vers 10h, direction Picton. La route se rétrécit : sur certains ponts, il n'y a qu'une seule voie... J'arrive sur Picton après un bref arrêt à Kaikoura. J'appelle le fermier (qui me fait faux bond) et cherche de nouveaux hôtes chez qui aller. J'en essaie plusieurs et Paul, un forestier, veut bien m'accueillir pour quelques jours. Je dors donc à Waikawa sous un orage battant et repars le lendemain matin.

18 novembre 2006

Paul m'accueille chez lui, une belle maison en bois qu'il a faite lui-même, avec vue sur le Marlborough Sound : vraiment extraordinaire ! Malheureusement, après le gros orage de la nuit passée, l'eau du lac est un peu marron.
Chez Paul, je suis hébergé dans une petite cabane dans les arbres, modeste, mais pratique et sympa. Il a 25 ha de terrain avec son frère qui vit aussi sur la propriété. Ils ont la propriété depuis 22 ans et ont planté beaucoup d'arbres. Aujourd'hui, ils gèrent cette forêt, en font l'exploitation, font scier leur bois, délignent les bois et revendent les produits. Tout cela leur suffit pour vivre... C'est vrai, ici l'accroissement est énorme (un eucalyptus de 22 ans fait 60 centimètres de diamètre) et ils n'ont planté que des espèces précieuses (cyprès, blackwood, merisier, mélèze, tulipier et un peu d'eucalyptus) ! En plus de ça, Paul est conseiller auprès de propriétaires privés et conseiller en paysages.










  (Vue de ma petite cabane dans les arbres sur le Marlborough Sound)











Les travaux que j'ai à effectuer sont variés : fendre du bois, tondre la pelouse, élaguer les arbres... Tout ce que je fais tourne autour de la forêt. Mais je ne me sens pas très bien dans cette maison, Paul a divorcé et il a des vraies manies de vieux garçon !! On dirait qu'il veut garder sa maison neuve. Il faut faire attention à tout... Heureusement, son frère habite juste à côté et vient d'avoir un mini bébé (15 jours), sa femme est suisse et est adorable. C'est une artiste : elle crée des bijoux et fait un peu de peinture.

J'ai également eu une longue discussion avec Paul sur la vision que les néo-zélandais ont des français... Ce n'est pas fameux ! On serait "pressés" ! Et si un kiwi vient en France et essaie de parler, les frogs ne veulent pas attendre et faire l'effort de comprendre. De plus, l'histoire du Rainbow Warrior est elle aussi encore bien ancrée dans les mémoires. Le gouvernement français ne s'est pas excusé est s'est comporté comme un terroriste... je comprends donc mieux ce sentiment anti-français que les kiwis ont à notre égard !

23 novembre 2006

Je quitte Paul après avoir pris contact avec mes prochains wwoof-hosts : ce sera dans l'île du nord, à Otaki, chez Gary et Emilie, un couple bio à 95 % !! Je fais la traversée grâce au ferry, un énorme bateau où s'engouffrent plein de voitures et de camions. C'est le seul lien entre les deux îles ! A bord, il y a tout pour passer le temps : un restaurant, un pub, et surtout de nombreuses passerelles pour profiter des magnifiques paysages.

















Sur le ferry, je goûte pour la première fois les traditionnels "fish and chips" (j'apprendrai plus tard que ce plat n'est pas très bon sur les bateaux...). Je débarque donc sur Wellington trois heures après mon départ, mais le temps est plus que maussade : il y a beaucoup de pluie et de vent ! Je crois alors que le plus dur est fait : grosse erreur ! Je dois affronter les embouteillages de fin de journée sur Wellington, c'est horrible. Mais j'arrive à Otaki à 19h comme convenu.

La maison est enfoncée dans la campagne, à environ deux kilomètres de la route. Il faut emprunter une route gravilonnée tout en faisant attention aux cochons qui se baladent et surtout à Abbey, le chien de berger qui adore aboyer après les voitures. Mais voici la vue que nous avons depuis la maison :

















Je découvre un nouvel univers avec Gary et Emilie, deux personnes très intéressantes. Gary est ingénieur hydrologue et Emilie professeur de "bio" et a eu une formation horticole. Ils vivent sur une propriété de 50 ha avec 9 vaches, 10 moutons, des poules, 4 canards, 6 cochons, 2 chats, 1 chien et plein de lapins sauvages !!! La maison est jolie, elle est branchée sur panneaux solaires. Ils sont donc "bio", mais pas fermés, et comprennent tout à fait que tous les fermiers ne peuvent pas appliquer l'agriculture biologique. Bien sûr, le potager est bien fourni et les animaux sont élevés pour la viande. Ils ne sont donc pas végétariens !

Mes tâches consistent à entretenir la propriété, fendre un peu de bois, faire de l'élaguage, et m'occuper des animaux... surtout des cochons ! Il y a un mâle et deux laies qui ont eu des petits cochons il y a 2 mois. Gary et Emilie ont vendu beaucoup de porcelets, maintenant il n'en reste plus que trois. Mais il faut les séparer de leur mère qui doit reprendre des forces : quel challenge ! Le plan est simple : mettre les porcelets avec le père, les poules et les canards dans le verger. Simple mais pas si facile en réalité... car les porcelets s'évadent à 4 reprises en faisant un trou dans le grillage. Il faut ensuite les appâter avec du chocolat pour les remettre dans l'enclos (sans la mère bien sûr). Toute une aventure ! Au bout de la quatrième fois nous mettons en place une clôture électrique, la réaction des porcelets est immédiate : courage, fuyons !!! Nous avons gagné !

Gary a aussi construit une piscine naturelle avec un beau système de filtration et des galets au fond. Nous nettoyons la piscine qui doit être prête à l'emploi pour Claire, une des filles de la maison qui est actuellement en Italie. Morgane, l'autre fille est sur Wellington et cherche du travail.

27 novembre 2006

La météo ici n'est pas fameuse et fait hélas trop souvent partie de notre quotidien. Gary a aussi des forêts plantées en pinus radiata et eucalyptus, il utilise ses vaches pour contrôler la végétation dans celles-ci. Emilie et Gary sont vraiment des gens très gentils et ouverts sur le monde, je suis très bien intégré et participe à tous les évènements : comme ce concert de musique country-blues donné un dimanche après-midi...

Emilie est très bonne cuisinière, elle est vraiment la spécialiste des gateaux en tous genres. Un ami leur a donné plein de pamplemousses et Emilie nous régale donc de gateaux au pamplemousse !! Et le mélange pamplemousse frais - glace à la vanille est aussi retenu pour résorber le stock de pamplemousses...

Gary m'explique également plein de techniques pour produire du courant électrique, c'est très intéressant et écologique. Ces systèmes nécessitent cependant d'être dans une région avec du vent. Il y a aussi les panneaux solaires et la cuisinière à bois pour chauffer l'eau domestique.
















C'est très compliqué, mais Gary est ingénieur donc il maîtrise la question ! C'est dommage qu'il soit si loin, j'aimerais bien faire appel à lui si on a besoin de faire des travaux dans notre maison, idem pour la piscine naturelle ! Très intéressant, pas de produits chimiques, l'eau est juste filtrée par du sable, des plantes et des galets. Il faut aussi ajouter l'oxygénation assurée par des blocs de ciment de forme bizarre. C'est très joli et le bruit est très agréable car il y a environ dix blocs les uns à la suite des autres. Gary récupère aussi l'eau de pluie, comme dans beaucoup d'endroits en NZ, et l'utilise pour faire la vaisselle, douche, lessive... Pour boire, il y a un autre robinet dont l'eau provient directement de la source.


Bien sûr, les journées sont ponctuées par les inévitables pauses - thé, c'est incroyable tout le thé que je peux boire ! On voit là les traces de l'ancienne domination anglaise...

4 décembre 2006

Je quitte Gary et Emilie pour Norsewood où m'attendent Rose et Lucy. Rose est une dame extremement rigolote et complètement désorganisée !! Elle est adorable et héberge Lucy qui est tchèque. Toutes deux travaillent dans la ferme voisine, elles ont 500 vaches à traire et à nourrir... donc beaucoup de travail !

Rose a une petite ferme mais ne peut malheureusement pas en vivre. Sa maison est un ancien stockage pour la laine, c'est un peu le chantier chez elle ! La maison est à l'image de Rose : bordélique à souhait... La météo n'est pas terrible non plus, mais je me sens tellement bien ici !

















Les jours passent mais ne ressemblent pas... Je donne un coup de main à Murry, l'ami de Rose, qui possède 500 taureaux dans sa ferme, c'est assez folklorique car les taureaux se battent entre eux régulièrement !

20 décembre 2006

Déjà deux semaines et demie et que je suis ici, le climat ne s'arrange pas ! Il pleut pas mal, d'ailleurs même dans mon lit... Et avec le vent qu'il fait, on croirait le mistral qui souffle à Avignon.

Nous sommes maintenant quatre jeunes chez Rose, c'est très sympa. Je suis de toutes les aventures avec Murry, j'ai même eu la chance de visiter un chantier forestier, mais ce n'est pas comme en France : ils utilisent des bulldozers, pelles mécaniques, câbles mats, un autre monde quoi... J'ai aussi accompagné Rose et Murry dans une randonnée sur un site magnifique comprenant : traversées de rivières, marches sur les crêtes, paysages magnifiques et une nuit dans un refuge.

La Nouvelle-Zélande est vraiment un pays de sports extérieurs : les refuges sont très bien équipés et on en trouve beaucoup. Plus le temps passe et plus je me demande si je ne resterais pas un peu plus ici (à condition que mon Anne-Lyse me rejoigne bien sûr !). D'après ce que j'ai entendu dire, il y a du travail en forêt. Malheureusement, pour conduire un engin, il faut une licence qui coûte 200 dollars et que je n'ai pas envie de payer si je n'ai pas de travail derrière.

Anne-Lyse vient me rejoindre pour les fêtes de Noël, elle arrive dans quelques jours. Mais deux semaines, ça va être court !

23 décembre 2006

Rose organise une petite "party" pour mon départ. Toutes ses connaissances sont invitées, nous passons une excellente soirée autour du barbecue. Même Ben (le chien) s'est mis à la Tui (bière néo-zélandaise) !






















Puis je remonte vers Auckland pour retrouver mon Anne-Lyse...!!!

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  • : Anne-Lyse et Fred
  • lysefred
  • : sur terre et dans les nuages
  • : Mariage le 20 juin 2009 (à vos agendas !)

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